Archive ouverte | Parasite (1252-607X) (EDP Sciences), 2023-07 , Vol. 30 , N. 28 , P. 17p.

Duflot, Maureen | Cresson, Pierre | Julien, Maéva | Chartier, Léa | Bourgau, Odile | Palomba, Marialetizia | Mattiucci, Simonetta | Midelet, Graziella | Gay, Mélanie

Edité par EDP Sciences

Fish are often speckled with “black spots” caused by metacercarial trematode infection, inducing a host response. Cryptocotyle spp. (Opisthorchiidae) are among the parasites responsible for this phenomenon. So far, the impact on human health is still unknown. In addition, few publications dealing with black spot recovery, identification, distribution and diversity among commercially important fish are available. Moreover, “black spots” have been observed by fishermen on marine fish, revealing an appreciable but unquantified presence in consumed fish. An epidemiological survey of 1,586 fish from seven commercial species (herring, sprat, whiting, pout, dab, flounder, and plaice) was conducted in the Eastern English Channel and the North Sea in January 2019 and 2020. Encysted metacercariae were found in 325 out of 1,586 fish, with a total prevalence of 20.5%. Intensity of infection varied from 1 to 1,104 parasites. The recorded encysted metacercariae were identified either by microscopic examination or with molecular tools. Partial sequences of the mtDNA cox1 gene and of the rDNA ITS region were obtained. Two species of Cryptocotyle, Cryptocotyle lingua (Creplin, 1825) and Cryptocotyle concava (Creplin, 1825) were found. Metacercariae belonging to other trematode families were also identified. Molecular phylogenetic analysis and haplotype network construction were performed to confirm the identification and to study the potential presence of different populations of Cryptocotyle spp. This survey enabled us to describe the distribution of two species of Cryptocotyle in the English Channel and North Sea ecosystems. The observed differences in infestation levels between fish species and geographical areas will contribute to better understanding of the ecology of these parasites. . Les poissons sont souvent parsemés de « points noirs » causés par une infection par des métacercaires de trématodes induisant une réponse de l’hôte. Les Cryptocotyle spp. (Opisthorchiidae) font partie des parasites responsables de ce phénomène. Jusqu’à présent, leur impact sur la santé humaine est inconnu. De plus, il existe peu de publications traitant de la récupération, l’identification, la distribution et la diversité des « points noirs » parmi les poisons d’importance commerciale. Par ailleurs, des observations de « points noirs » sur les poissons marins ont été constatées par les pêcheurs révélant une présence assez importante mais non quantifiée dans les poissons consommés. Une enquête épidémiologique portant sur 1 586 poissons de sept espèces commerciales (hareng, sprat, merlan, tacaud, limande, flet et plie) a été menée en Manche orientale et en Mer du Nord, en janvier 2019 et 2020. Des métacercaires enkystées ont été trouvées chez 325 poissons parmi 1 586, avec une prévalence totale de 20,5 %. L’intensité de l’infection variait de 1 à 1 104 parasites. Les métacercaires enkystées répertoriées ont été identifiées soit par examen microscopique, soit avec des outils moléculaires. Des séquences partielles du gène cox1 de l’ADNmt et de la région ITS de l’ADNr ont été obtenues. Deux espèces de Cryptocotyle, Cryptocotyle lingua (Creplin, 1825) et Cryptocotyle concava (Creplin, 1825) ont été trouvées. Des métacercaires appartenant à d’autres familles de trématodes ont également été identifiées. Une analyse phylogénétique moléculaire et la construction d’un réseau d’haplotypes ont été effectuées pour confirmer l’identification et étudier la présence potentielle de différentes populations de Cryptocotyle spp. Cette étude a permis de décrire la distribution de deux espèces de Cryptocotyle dans les écosystèmes de la Manche et de la Mer du Nord. Les différences observées dans les niveaux d’infestation entre les espèces de poissons et les zones géographiques contribueront à une meilleure compréhension de l’écologie de ces parasites.

Suggestions

Du même auteur

Evaluation de la contamination des mollusques bivalves vivants et des produits de la pêche prélevés au stade de la distribution en France par des vibr...

Auteurs :

  • Copin, Stéphanie
  • Raguenet, Virginie
  • Veron, Antoine

text | SFM 2021 - 16e congrès national de la Société Française de Microbiologie « MICROBES ». 22 au 24 septembre 2021, Nantes. | 2021-09

Introduction et objectifs Les vibrions, bactéries de la famille des Vibrionaceae, sont présents naturellement dans les eaux côtières et estuariennes du monde entier et chez de nombreuses espèces de coquillages et de crustacés fréq...

Evaluation de la contamination des mollusques bivalves vivants et des produits de la pêche prélevés au stade de la distribution en France par des vibr...

Auteurs :

  • Copin, Stéphanie
  • Raguenet, Virginie
  • Veron, Antoine

text | ANSES | 2021

Vibrios, bacteria of the Vibrionaceae family, are naturally present in coastal and estuarine waters worldwide and in many species of shellfish and crustaceans frequently consumed in France. Some species (Vibrio parahaemolyticus, V...

CAPES "CApacité trophique des nourriceries de Poissons de l’Estuaire de Seine"

Auteurs :

  • Brind'Amour, Anik (coord.)
  • Day, Louise
  • Cresson, Pierre

text | 2021-05

Les estuaires sont des zones qui jouent un rôle clé dans le fonctionnement des écosystèmes marins, notamment au travers de leur fonction de nourricerie. L’estuaire de la Seine agit ainsi comme nourricerie pour plusieurs espèces de...

Chargement des enrichissements...