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Diagnostic ornithologique des prairies alluviales des vallées de la Vingeanne et de la Dheune
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Date de publication : 01/03/2013
Les prospections menées au cours du printemps 2012 sur les lits majeurs de la Vingeanne et de la Dheune ont permis de préciser la situation du Courlis cendré et du Tarier des prés le long de ces deux cours d'eau et compléter ainsi les inventaires menés en 2009 et 2010 dans le val de Saône côte-d'orien. Pour les deux rivières la situation semble à peu près identique.
Bien qu'hébergeant peu de couples nicheurs de Courlis cendré (total de 5 à 9 couples pour les deux rivières), ceux-ci représentent une part non négligeable de l'effectif côte-d'orien connu (12,8 à 36%), élevant la population départementale à une estimation de 25 à 43 couples nicheurs.
Pour le Tarier des prés, la situation semble beaucoup plus préoccupante, que ce soit pour la Vingeanne ou la Dheune. Dans les deux lits majeurs, les effectifs recensés (4 à 11 couples, soit 4 à 11% de la population nicheuse connue) révèlent en effet des densités très faibles, proches de celles documentées sur des populations en train de disparaître.
Cet état des lieux préoccupant met en avant le fait que les petites vallées alluviales semblent plus fortement touchées en terme de diminution de la biodiversité que les grandes vallées telles que la vallée de la Saône. Cette évolution, probablement liée à des régimes hydriques plus facilement modifiables et à une modification plus importante qu'ailleurs des pratiques agricoles, est problématique. Car en réduisant les surfaces d'accueil et en concentrant la population en des endroits très localisés, elles augmentent d'autant les risques de disparition de ces espèces.